Suite à notre déclaration, lors des 17° Rencontres de Ploërmel-Josselin, concernant le dépôt de marque MLCC à l’INPI, il nous parait important de préciser les raisons de ce choix.

En 2008, après son échec, la première version du SOL, que certains d’entre nous avaient pourtant expérimentée (1)http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/a-propos-du-reseau-sol/, a dû s’arrêter. Aussi, cette version ne leur convenant pas, les initiateurs du Réseau MLCC ont préféré offrir à l’ensemble des adhérents la possibilité de devenir acteurs de leur projet.

En ce sens, la création de ce Réseau (Mai 2010) fut basée dès le départ sur les valeurs des premières monnaies citoyennes (L’Abeille, les Lucioles, La Mesure). Or, depuis plusieurs années, des divergences internes au Réseau, au prétexte de défaut de gouvernance notamment, ont pris de plus en plus d’importance, en particulier depuis les 11° Rencontres Nationales de Bidart (Juin 2015) (2)http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/entre-bidart-et-le-pellerin-un-bilan-detape/, apportant une certaine confusion et en bafouant une partie des textes fondateurs.

Aussi, nous considérons que ce dépôt de marque a pour intention de réaffirmer la fidélité à l’engagement de chaque signataire du Réseau des MLCC de respecter les textes fondateurs, Manifeste (2013), Bidart (2015), Charte (2016) (3)http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/adhesion-mlcc/ ; ce qui n’est plus le cas pour beaucoup depuis plusieurs années.

De plus, nous considérons qu’un fonctionnement ascendant, favorisant prioritairement le développement de la citoyenneté tout en donnant du sens à nos échanges et non l’inverse, est fondamental (4)http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/courte-histoire-mlc-france/.

C’est bien grâce à nos valeurs d’origine que nous avons réussi à créer la dynamique de ce Réseau jusqu’à ces 17° Rencontres, ainsi que les avancées obtenues auprès du Gouvernement (participation à l’élaboration de la Loi de l’ESS (juillet 2014), obtention de la Circulaire relative aux TMLC de la DGFIP (septembre 2016) (5)http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/levolution-reglementaire-autorisant-les-partenariats-avec-les-collectivites/, mise en place de notre Réseau Régional MLCC…).

Aussi en ces temps de résilience, il est primordial et urgent de donner la priorité à l’expérimentation alternative et citoyenne sur un processus institutionnalisé, sans les opposer dogmatiquement.

Ne souhaitant pas empêcher des fonctionnements différents, mais voulant maintenir notre fonctionnement sur nos propres valeurs (6)http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/les-valeurs-du-reseau-des-mlc-travail-preparatoire/, il nous paraît indispensable désormais que chacun puisse choisir la pratique qui lui convient le mieux.

Pour plus de précisions sur les détails de l’évolution de notre Réseau, nous vous invitons à nous contacter :

  • Alain Agassant-Tél : 06 24 56 65 19
  • Annie Vital-Tél : 07 81 24 49 42
  • Françoise Lenoble-Tél : 05 53 40 33 82
  • Jean-Paul Pla-Tél : 06 16 50 37 89
  • Serge Delamare-Tél : 07 82 42 76 33

31 août 2021

9 commentaires

  1. Que tout cela est triste !
    Je propose que l’on crée le réseau des MLC : les monnaies légitimes et citoyennes.

  2. Attention avec les grandes envolées sur la « démocratie » à l’intérieur du réseau des MLCC.
    En onze ans d’existence, on ne peut certainement pas accuser notre réseau d’avoir été très fermé au débat.
    J’ai pu être témoin, depuis des années, des bataillons d’intervenants (bien souvent non adhérents au Réseau des MLCC, bien sûr), s’exprimant librement dans toutes les Rencontres, s’immisçant dans les groupes de travail, venant dire tout le mal qu’ils pensaient du Réseau des MLCC, tout le bien qu’ils pensaient du Sol, nous expliquant doctement la bonne façon d’opérer. Certains non-adhérents ont même participé aux votes (!!!)

    Ajoutons à cela qu’apparemment, une bonne partie du staff du Sol interfère régulièrement dans les échanges internes du Réseau des MLCC, dont il est, bizarrement, le premier informé.
    Sans remonter bien loin, c’est au moins le Président et le coordinateur du Sol qui étaient à Meschers aux 16èmes Rencontres.
    A Ploërmel, en plus d’avoir tenu le micro la moitié du temps en tant qu’intervenants, c’était l’animateur et pas moins de 2 ou 3 vice-Présidents du Sol qui étaient présents.
    L’un d’eux a quand même eu la décence de ne pas intégrer le prétendu « CA provisoire du Réseau », mais il s’en est fallu de peu (surtout que cet organe, né de parthénogenèse, s’était donné pour mission de réécrire les textes fondateurs du Réseau des MLCC).
    Auditeurs libres et constructifs, ça ne pose aucun problème. Travailler en commun, bien sûr, on sait faire, et ça a été fait plusieurs fois.
    Maintenant, prendre les commandes, même entre les mains d’hommes ou de femmes de paille, il n’en était évidemment pas question.
    Le Réseau des MLCC se devait de faire barrage à ce projet qui pointait son nez, en arrière plan des 17èmes Rencontres de Ploërmel.

    C’est vrai, qu’après avoir tergiversé pendant des années, l’impérieuse nécessité d’une clarification s’est visiblement imposée d’elle-même.
    Quand on veut jouer au football, on s’inscrit à un club de football.
    On ne s’inscrit pas à un club de rugby, pour ensuite lui demander d’enlever des perches, de mettre des cages et des filets, et enfin, d’abandonner le ballon ovale au profit d’un ballon rond.
    Le Règlement d’usage de la marque MLCC devrait permettre de lever toutes les ambiguïtés.

    Selon moi, l’adhésion est un acte réfléchi, délibéré, librement consenti. Mais il se doit aussi d’être, constructif, sincère, loyal.
    La clarification en cours peut amener chacun à se réinterroger sur ses choix pour mieux les assumer.
    Je forme le vœu que tout un chacun en tire un bénéfice et en sorte renforcé.

    1. Gérard Manvussa, c’est un copain de Simon Cussonnet, non ? Courageux…
      Bon, sans rire, deux choses :
      1) Vous dénoncez une sorte d' »infiltration ». Je pense que ça relève d’une forme de parano, mais je laisse ça aux spécialistes. En fait c’est bien plus simple… Nous au Krôcô on savait pas trop sur quelle base choisir le réseau auquel adhérer, les textes affichés étant assez semblables. Donc on est allés au réseau MLCC… parce que c’était gratuit ! On a bien vu que parmi les principes il y avait la question de la fonte, on était pas fan, mais comme ça n’avait pas l’air obligatoire ni immédiat, ben… ça ira. puis lors des Rencontres et autres discussions, j’ai vu qu’en fait personne ou presque n’avait l’intention d’appliquer ladite fonte. Certains avaient d’excellentes raisons de s’y opposer (pas parce que « compliqué » mais plutôt « contreproductif » ou « injonction paradoxale »). Donc pas d’entrisme prémédité. Donc AG légitime…
      2) A Gonfreville le Réseau s’était fendu d’un communiqué (17 avril 2017 / Coopek) citant Nelson Mandela : « Ce qui est fait pour nous, sans nous, est fait contre nous ». Voilà, il a tout dit le bonhomme…

  3. Et pour réagir au commentaire de Annie: que feront les monnaies locales qui selon vous et votre bon vouloir (privilège d’un autre siècle me semble-t-il…) respectent les valeurs que vous prônez et que pouvez mettre à genou avec votre décision?

  4. Les fondateurs du réseau, donc les MLCC Abeille, Luciole et la Mesure. La dernière n’existe plus, Luciole???, et l’Abeille donc. En tout cas, parmi les 5 signataires du texte disant être les fondateurs du réseau, il n’y a que Françoise qui peut le prétendre…
    En outre que je suis totalement d’accord avec un autre remarque que un tel dépot doit être démocratique et donc fait par le réseau et ne pas par quelques individues, je me demande où vous trouvez le droit de vous appeler les fondateurs?

  5. Merci à nos gardiens de la morale et des valeurs de remettre les ML égarées sur le droit chemin.
    Le « prétexte de défaut de gouvernance » n’a que trop duré. Il faut sauver les MLCC d’elles-mêmes.

  6. Il ne me semble pas qu’une plénière du réseau, pas plus qu’une décision du groupe « rencontres », ne vous ait donné mandat pour procéder à ce dépôt…
    Si je me trompe, merci d’indiquer quelle décision collective (et légitime) l’aurait motivée ?
    Mais dans ce cas, pourquoi un dépôt en nom propre de quelques individus (triés comment, sur quels critères démocratiques ou citoyens ?) et non un dépôt en nom collectif, celui du réseau (« une association de fait qui est constituée et légale » comme l’indique Philippe Labansat) ?

  7. Bonjour !

    Pourriez-vous préciser en quoi certaines monnaies ne respectent pas les textes fondateurs SVP ? Merci.

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